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02

Sep

Les îles Féroé : des contrées (de) sauvages?

Tous les ans, aux îles Féroé, ce petit paradis terrestre au milieu de l’océan, une tradition bien particulière se perpétue. Une tradition sanglante.

C’est en quelque sorte une chasse. Abominable à regarder et malicieusement repris par toutes les associations de protection des animaux du monde pour dénoncer le barbarisme d’un massacre animal indécent.

Le globicéphale noir est un mammifère marin sembable au dauphin, mais qui paraît plus gros et qui a une tête beaucoup plus ronde.

Tous les ans, les insulaires organisent une gigantesque “battue” marine, en rabattant à l’aide de bateaux des centaines de globicéphales noirs vers une plage prévue à cet effet. Là, les pieds dans l’eau, le monde attend, armé de bons petits harpons, couteaux et autres outils tranchants.

Cette chasse redoutable est une tradition ancestrale qui remonte à la fin du 16ème siècle et qui consolide l’esprit communautaire du pays. Très ancré dans la culture féringienne, ce sacrifice est aussi une chasse : toute la nourriture est répartie, conservée et congelée par les insulaires, qui se régalent tout au long de l’année. Le butin constituerait environ le quart de leur consommation de viande.

Ce petit massacre représente 2% de la population locale des globicéphales, selon les chiffres.

La comparaison avec la Norvège ou le Japon peut sembler facile, mais s’agit-il de la même chose? Grand défendeur des baleines, je suis touché, c’est sûr. Mais j’y vois aussi une zone de réflexion.

Pour finir, citons l’association des balines des Îles Féroé : “I’m sure that no one who kills his own animals for food is unmoved by what he does. You want it done as quickly and with as little suffering as possible for the animal”.

ludovic le draoullec